Non. Apple Mail ne permet pas de demander un accusé de lecture, et il n’en renvoie pas quand quelqu’un vous en demande un. C’est vrai sur Mac, iPhone et iPad, y compris sous macOS 27. Pour obtenir quand même une confirmation de lecture, vous pouvez ajouter un outil à Apple Mail (Mailbutler ou iReceiptMail), utiliser une app de messagerie qui intègre cette fonction, comme Canary Mail, ou envoyer depuis Outlook pour Mac avec un compte Microsoft 365 ou Exchange, ou depuis Gmail sur le Web avec un compte Google Workspace. Chaque solution est détaillée ci-dessous, avec ses limites.
Petite précision de vocabulaire : en français, on parle souvent d’« accusé de réception » pour dire « accusé de lecture ». Au sens strict, l’accusé de réception (ou confirmation de remise) confirme que le message est arrivé sur le serveur du destinataire, et l’accusé de lecture (ou confirmation de lecture) qu’il a été ouvert. Apple Mail ne propose ni l’un ni l’autre.
Apple Mail gère-t-il les accusés de lecture ?
Demander un accusé
Il n’existe aucun réglage pour cela. La liste des réglages Rédaction de Mail publiée par Apple couvre le format des messages, l’orthographe, les Cc/Cci automatiques, le délai d’annulation de l’envoi et la citation dans les réponses, mais rien qui demande au destinataire de confirmer la lecture. La fenêtre de rédaction n’a pas d’option d’accusé non plus, et c’est pareil dans Mail sur iPhone et iPad.
Renvoyer un accusé
Apple Mail ignore aussi les demandes d’accusé de lecture qu’il reçoit. Si un collègue sous Outlook vous demande une confirmation et que vous ouvrez le message dans Apple Mail, aucune fenêtre ne s’affiche et aucun accusé ne lui est renvoyé. De son côté, tout se passe comme si vous n’aviez jamais ouvert le message.
L’ancienne astuce du Terminal ne fonctionne plus
De vieux tutoriels, encore bien classés dans Google, conseillent de taper defaults write com.apple.mail UserHeaders dans le Terminal pour ajouter un en-tête Disposition-Notification-To à chaque message. Cet en-tête demande un accusé à l’app du destinataire. Même à l’époque où la commande marchait, elle ne faisait qu’envoyer la demande : Mail ne savait toujours pas afficher ni renvoyer d’accusés.
Elle a cessé de fonctionner avec macOS Mojave (2018), quand Apple a changé la façon dont Mail gère les en-têtes personnalisés, et des utilisateurs signalent toujours son échec sur les forums d’Apple avec des versions récentes. Ne comptez pas dessus. Si vous l’aviez configurée il y a des années et voulez la retirer, tapez defaults delete com.apple.mail UserHeaders dans le Terminal, puis relancez Mail.
Deux types d’accusé de lecture
« Accusé de lecture » peut désigner deux mécanismes très différents :
- Les accusés demandés (MDN). Votre app de messagerie ajoute une demande au message. Quand le destinataire l’ouvre, son app lui demande s’il veut envoyer un accusé, ou l’envoie automatiquement si son organisation est configurée ainsi. C’est un système transparent, fondé sur le consentement, mais il ne marche que si l’app du destinataire le prend en charge, et celui-ci peut refuser. Outlook, Gmail pour Workspace et iReceiptMail utilisent ce système.
- Les pixels de suivi. L’app insère une minuscule image invisible. Quand l’app du destinataire la charge, le serveur de suivi enregistre une « ouverture ». Le destinataire n’est pas consulté. Canary Mail, Mailbutler, Spark, Mailspring et les apps de suivi pour iPhone fonctionnent ainsi.
Pour une explication plus générale des deux méthodes, consultez notre guide sur le fonctionnement des accusés de lecture.
Pourquoi les accusés par pixel sont peu fiables
Le suivi par pixel se dérègle quand le destinataire utilise Apple Mail. Avec la protection de la confidentialité dans Mail activée, Apple Mail télécharge le contenu distant, pixels de suivi compris, en arrière-plan dès l’arrivée du message, via des relais d’Apple. Il ne bloque pas le pixel : il le charge avant que quiconque ait regardé l’e-mail.
Résultat : l’outil de suivi signale une « ouverture » quelques secondes après la remise, souvent avec une localisation liée aux serveurs d’Apple et sans vraie information sur l’appareil, que la personne ait lu votre message ou non. Beaucoup de gens utilisent Mail sur iPhone, donc une bonne partie des « ouvertures » que vous voyez n’ont peut-être jamais eu lieu. L’inverse arrive aussi : si le destinataire bloque les images distantes, une vraie lecture n’est jamais enregistrée.
Les accusés demandés ont leurs propres failles : le destinataire peut refuser, beaucoup d’apps grand public ignorent la demande, et Google précise lui-même qu’une confirmation de lecture ne garantit pas que le message a vraiment été lu. Voyez tout accusé comme un indice. Une réponse ou un clic sur un lien de votre e-mail est une preuve bien plus solide.
Garder Apple Mail et ajouter un outil
Si vous voulez rester sur Apple Mail, il vous faut un outil qui fonctionne à côté. Les anciens plug-ins de Mail ne fonctionnent plus depuis macOS 14 Sonoma : Apple n’autorise plus que les extensions Mail basées sur son framework MailKit, si bien que les outils qui se greffaient directement dans Mail ont dû être reconstruits ou ont disparu. Ces deux-là fonctionnent toujours :
1. Mailbutler : le suivi sans quitter Apple Mail
Mailbutler est une extension pour Apple Mail, avec son propre panneau latéral, qui ajoute le suivi des e-mails, des modèles, la mise en attente et l’envoi différé. Il existe aussi pour Gmail et Outlook. Depuis Sonoma, il passe par un « Mail Bridge » local : un petit relais SMTP sur votre Mac qui insère le pixel de suivi dans vos messages sortants avant de les transmettre à votre vrai serveur de messagerie. Les coches de suivi apparaissent désormais dans le panneau Mailbutler à côté du message, et non plus dans la liste des messages de Mail.
Il suit les ouvertures et les clics sur les liens et, pour un message envoyé à plusieurs personnes, il peut suivre chaque destinataire séparément. Mailbutler affirme que le suivi fonctionne toujours avec la protection de la confidentialité dans Mail, mais la localisation et l’appareil peuvent manquer, et comme tout suivi par pixel, il ne sait pas distinguer de façon fiable une vraie ouverture du téléchargement automatique d’Apple.
Prix : l’offre gratuite Starter comprend un suivi de base (première ouverture et premier clic), mais ajoute la signature Mailbutler à vos e-mails. L’offre Professional coûte 6 € par utilisateur et par mois en facturation annuelle (8 € au mois), avec un essai de 14 jours.
2. iReceiptMail : de vrais accusés de lecture dans Apple Mail
iReceiptMail est une app d’appoint qui fonctionne à côté de Mail pour ajouter de vrais accusés de lecture (MDN) dans les deux sens : elle demande un accusé sur les messages que vous envoyez et en renvoie un quand quelqu’un vous le demande. Comme elle utilise la demande standard, vous ne recevez d’accusé que si le destinataire utilise iReceiptMail ou une app qui gère les accusés, comme Outlook ou Thunderbird, et accepte de l’envoyer. Les accusés qu’elle renvoie sont rédigés dans la langue de l’expéditeur, français compris.
Son site indique la compatibilité jusqu’à macOS 26 Tahoe ; macOS 27 n’y figure pas encore, alors testez-la avant de payer. L’installation sur les versions récentes de macOS demande quelques étapes supplémentaires, expliquées sur le site du développeur.
Prix : licence payante après un essai gratuit de 7 jours.
Changer d’app ou de compte
L’autre solution consiste à envoyer depuis une app qui intègre les accusés. Le bon choix dépend surtout du compte de messagerie que vous utilisez. Si vous envisagez de quitter complètement Apple Mail, notre comparatif des alternatives à Apple Mail passe les options en revue.
3. Canary Mail : accusés de lecture intégrés sur Mac et iPhone

Transparence : Canary Mail est notre produit.
Cela implique de quitter Apple Mail, ou d’ajouter une deuxième app à côté. Canary Mail est une app de messagerie pour Mac et iPhone compatible avec Gmail, iCloud, Outlook, Exchange et les comptes IMAP (Orange, Free, SFR, laposte.net…), donc elle fonctionne avec les adresses que vous avez déjà. Les accusés de lecture reposent sur un pixel de suivi et sont activés par défaut. Cliquez sur l’icône d’accusé à côté d’un message envoyé, ou ouvrez Read Activity, pour voir s’il a été ouvert et quand. Selon le guide d’aide de Canary (en anglais), vous pouvez les désactiver dans Réglages > Général, sur Mac comme sur iPhone.
Comme tout outil à pixel, Canary ne peut pas distinguer une vraie ouverture du téléchargement en arrière-plan de la protection de la confidentialité dans Mail quand le destinataire utilise Apple Mail. Prix : l’offre gratuite inclut Read Receipts Lite ; les accusés de lecture complets sont inclus dans Growth (36 $/an) et Pro+ (100 $/an).
4. Outlook pour Mac : de vraies demandes d’accusé pour Microsoft 365 et Exchange
Outlook pour Mac est la seule app grand public sur Mac qui envoie une vraie demande d’accusé, mais uniquement depuis un compte professionnel ou scolaire Microsoft 365 ou un compte Exchange géré par votre organisation. Cela ne marche pas avec Outlook.com, Gmail, Yahoo, iCloud ni avec les autres comptes IMAP/POP ajoutés à Outlook (une adresse Orange ou Free, par exemple).
Dans le nouvel Outlook pour Mac :
- Commencez un nouveau message.
- Ouvrez le menu des accusés dans la barre d’outils du message (Receipts dans l’interface anglaise) et choisissez la confirmation de lecture. Vous pouvez y demander aussi une confirmation de remise. Si le bouton n’apparaît pas, ajoutez-le en personnalisant la barre d’outils.
- Rédigez et envoyez le message.
Dans l’ancien Outlook, l’option se trouve sous Options > demande d’accusés > confirmation de lecture. Microsoft indique que la prise en charge de l’ancien Outlook pour Mac prend fin en octobre 2026 : passez au nouvel Outlook si ce n’est pas déjà fait. Outlook se télécharge gratuitement ; il vous faut le compte Microsoft 365 ou Exchange qui va avec.
5. Gmail sur le Web : comptes Google Workspace uniquement
Gmail ne permet de demander une confirmation de lecture qu’avec un compte professionnel ou scolaire, pas avec une adresse personnelle @gmail.com, et votre administrateur Workspace doit avoir activé la fonction. Si c’est le cas, rédigez un message sur le Web, cliquez sur Autres options (les trois points en bas à droite) puis sur Demander une confirmation de lecture. Aucune confirmation ne revient des listes de diffusion ni des destinataires dont l’administrateur limite les confirmations aux échanges internes. Nous détaillons tout cela, ainsi que les solutions pour les comptes personnels, dans notre guide sur les accusés de lecture dans Gmail.
Bon à savoir aussi
Si vous êtes prêt à changer complètement d’app, Spark propose le statut de lecture dans son offre Pro, et Mailspring Pro inclut des accusés de lecture. Les deux reposent sur un pixel. Notre sélection des meilleurs clients mail pour Mac les compare plus en détail.
Les solutions d’accusé de lecture comparées
| Solution | Fonctionne avec | Type | Plateformes | Prix |
|---|---|---|---|---|
| Mailbutler | Tout compte dans Apple Mail | Pixel de suivi | Apple Mail sur Mac ; Gmail, Outlook | Starter gratuit (avec signature) ; Professional à 6 €/utilisateur/mois en annuel |
| iReceiptMail | Tout compte dans Apple Mail | Accusé demandé (envoi et renvoi) | Apple Mail sur Mac | Essai de 7 jours, puis licence payante |
| Canary Mail (notre app) | Gmail, iCloud, Outlook, Exchange, IMAP | Pixel de suivi | Mac, iPhone, iPad | Lite gratuit ; complet dès 36 $/an |
| Outlook pour Mac | Microsoft 365 pro/scolaire et Exchange uniquement | Accusé demandé | Mac (aussi Windows, iPhone) | App gratuite ; compte Microsoft 365/Exchange requis |
| Gmail sur le Web | Google Workspace, si l’administrateur l’active | Accusé demandé | Tout navigateur | Inclus dans Workspace |
| Mail Tracer / iTrackMail | Tout compte dans Mail sur iPhone | Pixel de suivi | iPhone, iPad | Versions gratuites ; abonnements Pro |
Accusé de lecture sur iPhone et iPad
Mail sur iPhone et iPad n’a pas d’accusé de lecture non plus : contrairement à ce qu’affirment certains tutoriels, il n’y a pas de menu « Options » avec une case d’accusé dans la fenêtre de rédaction. Si vous voulez continuer à utiliser Mail, deux apps de suivi fonctionnent à côté :
- Mail Tracer ajoute une signature de suivi aux e-mails que vous envoyez depuis Mail. La version gratuite offre un suivi illimité avec la mention Mail Tracer ; les abonnements Pro ou un achat à vie à 34,99 € la retirent et ajoutent des détails.
- iTrackMail fonctionne sur iPhone et iPad et envoie une notification quand un e-mail suivi est ouvert. Il existe une version gratuite ; iTrackMail Pro coûte 17,99 € par an.
Les deux reposent sur des pixels de suivi, donc la réserve sur la protection de la confidentialité dans Mail s’applique. L’app iPhone de Canary Mail propose les mêmes accusés de lecture intégrés que la version Mac.
Empêcher les expéditeurs de vous suivre dans Apple Mail
Si vous êtes de l’autre côté et ne voulez pas que les expéditeurs sachent quand vous ouvrez leurs e-mails, Apple Mail vous protège déjà :
- Sur Mac, ouvrez Mail et choisissez Mail > Réglages > Confidentialité. Sur iPhone, allez dans Réglages > Apps > Mail > Protection de la confidentialité.
- Activez Protéger votre activité dans Mail. Votre adresse IP est masquée et le contenu distant de chaque message est téléchargé de façon privée en arrière-plan, si bien que les ouvertures ne peuvent pas être reliées au moment où vous lisez réellement un message.
- Si vous préférez laisser cette option désactivée, vous pouvez à la place masquer votre adresse IP et activer Bloquer tout le contenu distant. Les pixels ne se chargent alors pas du tout, tant que vous ne choisissez pas de charger les images d’un message.
Pour voir quels e-mails contiennent des traceurs, MailTrackerBlocker for Mail est une extension Mail qui bloque les pixels de suivi et signale les messages qui en contiennent (7,99 € sur le Mac App Store, macOS 14.3 ou ultérieur). Apple Mail n’envoie pas d’accusés demandés, vous n’avez donc rien à faire pour bloquer ceux-là.
De meilleurs moyens de savoir si votre e-mail a été lu
Si vous avez besoin d’une certitude, demandez-la. Une phrase comme « Pouvez-vous me confirmer la bonne réception de ce message ? » fonctionne avec n’importe quelle app et n’importe quel destinataire. Pour les messages importants, un lien vers un document partagé ou un formulaire montre un vrai engagement quand il est ouvert ou rempli. Et une relance quelques jours plus tard rattrape les e-mails lus puis oubliés. Les accusés de lecture, demandés ou par pixel, servent surtout à bien choisir le moment de votre relance, pas de preuve.
Si vous avez besoin d’une preuve ayant une valeur juridique, un accusé de lecture ne suffit pas : en France, c’est le rôle de la lettre recommandée, papier ou électronique.
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FAQ
Comment mettre un accusé de réception sur Mail sur un MacBook Air ou MacBook Pro ?
Il n’y a rien à activer dans Apple Mail : aucun Mac ne propose de réglage d’accusé de lecture dans Mail. Utilisez plutôt l’une des solutions ci-dessus. Si vous pensez au statut « Lu » dans Messages, il s’agit d’iMessage, pas des e-mails : ouvrez Messages, choisissez Messages > Réglages > iMessage et cochez Envoyer des accusés de réception de lecture (voir le guide Messages d’Apple).
Comment envoyer un mail avec accusé de réception sur iPhone ?
Pas avec l’app Mail d’Apple, qui n’a pas cette option. Sur iPhone, vous pouvez utiliser une app de suivi à côté de Mail (Mail Tracer, iTrackMail), une app qui intègre les accusés comme Canary Mail, ou l’app Outlook avec un compte Microsoft 365 professionnel ou Exchange.
Puis-je obtenir un accusé de lecture avec un compte Gmail, iCloud ou Outlook.com personnel ?
Pas d’accusé demandé. Gmail ne le permet qu’avec les comptes Workspace, Outlook pour Mac seulement avec Microsoft 365 pro/scolaire et Exchange, et iCloud Mail ne le propose pas du tout. Avec un compte personnel, vos options sont les apps à pixel comme Canary Mail ou Mailbutler, ou iReceiptMail, qui envoie une demande standard à laquelle seules certaines apps de destinataires répondent.
Et avec une adresse Orange ou laposte.net ?
Certains webmails français permettent de demander un accusé de lecture, mais uniquement depuis leur site Web, pas quand l’adresse est configurée dans Apple Mail. Sur laposte.net, l’aide officielle indique qu’il faut cliquer sur Options puis Demander un accusé de lecture avant l’envoi. Le webmail Mail Orange propose aussi une case « Accusé de lecture » dans la fenêtre de rédaction. Dans les deux cas, vous ne recevez la confirmation que si le destinataire accepte de l’envoyer. Si vous consultez ces adresses dans Apple Mail sur Mac, la demande n’y est pas possible : passez par le webmail pour les messages concernés, ou par l’une des solutions ci-dessus.
Le destinataire saura-t-il que j’ai demandé un accusé de lecture ?
Avec un accusé demandé, en général oui : son app lui affiche une fenêtre lui demandant s’il veut l’envoyer, sauf si son organisation envoie les accusés automatiquement. Avec les outils à pixel, le destinataire n’est pas consulté, même si certains outils de confidentialité et certaines apps de messagerie signalent ou bloquent les traceurs connus.
Pourquoi n’ai-je pas reçu d’accusé de lecture alors que j’en ai demandé un ?
Le destinataire a peut-être refusé, son app ne gère peut-être pas les accusés (c’est le cas d’Apple Mail), son administrateur bloque peut-être les accusés vers l’extérieur, ou vous avez écrit à une liste de diffusion. Ne pas recevoir d’accusé ne veut pas dire que l’e-mail n’a pas été lu.
Quelle différence entre accusé de réception et accusé de lecture ?
L’accusé de réception (ou confirmation de remise) confirme que le serveur de messagerie du destinataire a accepté votre message. L’accusé de lecture indique que le destinataire l’a ouvert, si son app en envoie un. Outlook pour Mac peut demander les deux avec les comptes Microsoft 365 et Exchange ; Apple Mail ne peut demander ni l’un ni l’autre.
Ai-je le droit de suivre l’ouverture de mes e-mails (RGPD) ?
Cela dépend de qui vous écrivez et du contexte. En France, la CNIL a publié en avril 2026 une recommandation sur les pixels de suivi dans les courriels : elle les traite comme des traceurs, au même titre que les cookies, et exige en principe le consentement du destinataire, sauf exceptions comme la mesure de délivrabilité. Le texte vise surtout les envois des organisations (prospection, newsletters, e-mails transactionnels) et ne traite pas explicitement des e-mails individuels envoyés depuis une app de messagerie. Pour de l’e-mailing, vérifiez les règles qui vous concernent. Pour vos e-mails professionnels un à un, soyez transparent si vous suivez les ouvertures, et abstenez-vous quand quelqu’un a demandé à ne pas être suivi. Ceci n’est pas un avis juridique.